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Faculté de médecine "Léonard de Vinci"

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Mon congrés de la médecine générale : Paris les 3,4,5 avril 2014

Ce qui m’a marqué à ce Congrès ou les tribulations d’un MSU de base.

Lorsque j’arrive au congrès jeudi 3 avril, je suis de bonne humeur pour 3 raisons :

  1. La veille : Une interne de Bobigny à remporté le prix du meilleur Poster à la pré-conférence de la FAYR-GP, Delphine TCHIMBAKALA sur sa thèse en cours sur l’information des médecins généralistes face à l’enfance en danger.
  2. Le DUMG de Bobigny a été récompensé pour avoir présenté le plus grand nombre de travaux à cette préconférence. Le prix est allé à notre chef de clinique Cam Ahn KHAU
  3. 14 étudiants et jeunes médecins se sont inscrits au congrès par l’intermédiaire du CGEMS.

Le Congrès annuel de la Médecine Générale, c’est un peu la grande foire de la médecine générale où se retrouvent pendant 3 jours les généralistes de tous bords dans une ambiance de paix de musique et d’amour. (Comme à Woodstock, sauf que la musique est remplacée par la compétence).

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Woodstock

Le Collège de la Médecine Générale en est le chef d’orchestre. Il s’est créé en 2010 au cours de la 4è édition à Nice, en réussissant la gageure, contre vents et marées (oui même si c’était sous le soleil de méditerranée) de réunir syndicats et sociétés savantes de médecine générale.

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Nice

On peut y trouver l’un à coté de l’autre les stands de l’ANSM, de l’HAS, de la CNAM, et toutes les sociétés savantes de médecine générale.
Bien sûr les labos ne manquent pas cette occasion de rencontrer 3500 médecins d’un coup et paient sûrement très cher les stands. et cela permet aux organisateurs de mettre du beurre dans les épinards.

Bref j’arrive le jeudi matin tout pimpant pour assister à l’atelier sur les statines, pas de pot, il est déjà plein. Tant pis j’attendrai la plénière d’ouverture en discutant dans les allées.

 Plénière d’ouverture :

En attendant la ministre, le Pr Harrousseau président du collège de la HAS plaide pour une plus grande participation des généralistes aux expertises de la HAS.[1]
Ben oui, maintenant qu’il ne trouvent plus d’experts spécialistes indemnes de conflits d’intérêt, la porte s’ouvre pour les experts généralistes, n’hésitez pas à candidater si vous avez un quelconque domaine de compétence.

Le Dr E Drahi présente le livre blanc du collège sur les maladies chroniques, à retrouver sur le site du collège. [2]

Enfin le Pr Serge Gilberg nous explique pourquoi il n’y a pas de thème cette année :
en effet la caractéristique du médecin généraliste est la polyvalence, et donc la capacité à s’adapter à toute situation. Gardons nous de devenir des multi-spécialistes et pour reprendre son vocabulaire, gardons nous de la « balkanisation » de la médecine.
Après que le Pr P. L. Druais ait pesté contre la mise en place difficile du DPC, il cède la parole à Marisol Touraine.

Toute contente pour sa 1ère sortie de nouveau ministre elle lui répond que le rapport de l’IGAS sur le DPC va bientôt sortir, puis elle décrit les axes de la stratégie nationale de santé :

  1. La prévention et l’accès aux soins où les généralistes sont en 1ère ligne
  2. La lutte contre les dépassement d’honoraires (là on n’y est un peu moins)
  3. La mise en place du 1/3 payant généralisé pour 2017 en commençant par les ACS.
  4. Favoriser les coopérations interprofessionnelles et le parcours de soins
  5. Tous les étudiants en médecine doivent bénéficier d’au moins 1 stage en médecine générale. Malheureusement pas un mot sur l’augmentation des moyens et des postes pour arriver à former les généralistes de demain. Bref pas grand chose de nouveau.

Ensuite commence le temps des ateliers :

 Atelier : la médecine de la personne :

Une philosophe, Céline Lefeve enseigne aux étudiants en médecine de Paris Diderot l’art de devenir médecin en disséquant un film de Kurosawa : Barberousse [3]

Je vous laisse réfléchir à cette citation d’un livre de Annemarie Mol "ce que soigner veut dire"[4] :

Soigner, cela ne veut pas dire intervenir sur des corps pour traiter des maladies ou bien choisir de ne pas intervenir. À l’opposé, soigner veut dire prendre en charge la vie quotidienne au jour le jour. C’est une activité que, d’une manière ou d’une autre, l’on partage. Elle dépend non pas d’un choix unique, mais au contraire d’efforts persistants. Soigner signifie ténacité, inventivité et sollicitude.

 Atelier Certificat de non contrindication au sport.

Depuis 20 ans on nous promet la révolution mais rien ne change. Là c’est promis pour la rentré prochaine : il faudrait le faire un peu moins souvent mais mieux, responsabiliser les sportifs demandeurs par un autoquestionnaire, cibler les demandes d’ ECG. Je ne peux que vous renvoyer au séminaire sur le sujet qui aura lieu en juin.

 Présentation du centre de ressources pour mini-réseaux de proximité

Vendredi 4 avril :
C’est le jour de ma présentation sur le centre de ressource pour mini-réseaux de proximité.
Ceux qui ont assisté au cours sur les réseaux savent déjà ce que c’est. Pour les autres, suivre le lien (Travail en réseaux - VIH, VHC ) ou voir le diaporama joint dans les documents associés.

Pas mal de monde dans la salle pour un matin 9h, Je me suis planté sur le timing mais le message principal est passé et les guides sociaux sont partis comme des petits pains.

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Philippe Grunberg au 8eme Congrés de MG

 Atelier sur la rémunération :

Alors là j’ai appris des choses en particulier que la majorité d’entre nous sous cote largement les actes, en se limitant au C et au V. Il existe plein de possibilités d’être rémunéré à la hauteur de nos actes.
La CCAM complète est là sur le site AMELI avec sélection particulière à la médecine générale : choisissez vos actes les plus fréquent et les plus rentables ICI.[5]

Le dépliant aide mémoire :

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Dépliant CCAM
Courte notice de la feuille de soins

Heureusement, MG France a fait une fiche synthétique :

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Cotation pratique des actes du Médecin Généraliste
Tarifs au 01/03/2014.
Mémo réalisé par MG France

exemple :

  • évaluation d’une dépression par les tests codifiés : ALQP003 : 69.12€
  • évaluation d’un trouble cognitif par les tests : ALPQ006 : 69.12€

Pour certain, ça vaut peut être le coup d’avoir du matériel d’avance et d’éviter au patient la journée aux urgences

 Les références :

  1. Harousseau Jean-Luc (2014). “Le Pr Jean-Luc Harousseau présente les ambitions et les priorités de la HAS ainsi que la nouvelle organisation du Collège”, HAS (http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1028954/fr/le-pr-jean-luc-harousseau- (...)), page consultée le 7 avril 2014, RIS, BibTeX.
  2. Groupe d’auteurs (2014). “Le livre blanc du collège de la médecine générale : les maladie chroniques”, lecmg.fr (http://www.lecmg.fr/livreblanc/), page consultée le 7 avril 2014, RIS, BibTeX.
  3. Céline Lefève (2012). Devenir médecin, collection « Questions de soin », première édition, Presses universitaires de France, 80 p., ISBN: 978-2-13-060721-2, RIS, BibTeX.
  4. Mol Annemarie (2009). Ce que soigner veut dire : Repenser le libre choix du patient, collection « Sciences sociales », Presse des Mines, 197 p., ISBN: 978-2911256097, RIS, BibTeX.
  5. Assurance Maladie (2014). “CCAM”, Ameli (http://www.ameli.fr/accueil-de-la-ccam/trouver-un-acte/index.php), page consultée le 4 novembre 2014, RIS, BibTeX.

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